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Interview startup : Alaya, ONG et entreprises partenaires pour un team building solidaire
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Interview startup : Alaya, ONG et entreprises partenaires pour un team building solidaire

Alaya propose aux entreprises de prendre une dimension sociale et d’engager les collaborateurs à travers des actions simples et de manière transparente en mettant en relation employés volontaires et projets associatifs. À l’heure où la tendance est à la transformation du rapport de l’entreprise à la société et où l’on parle de « responsabilité sociétale », la solution de la startup semble parfaitement répondre à ce besoin.

Nous avons interviewé Grégoire Von Blon, responsable des partenariats avec les ONG d'Alaya pour en savoir plus sur cette startup aux belles ambitions humanitaires.

 

Pouvez-vous nous présenter votre société en quelques mots svp ?

Notre startup est né en janvier 2017 de la fusion des deux jeunes sociétés Share A Dream et HopeItUp. Nous pensons que les entreprises doivent évoluer et prendre une dimension sociale et engager leurs collaborateurs sur les défis du XXIe siècle à travers des actions simples.C’est pourquoi Alaya propose une solution complète pour construire et animer un programme d’engagement solidaire. Nous avons mis en place une plateforme qui permet de faire le lien entre les ONG et les sociétés avec tout un aspect de reporting d’impact qui crée une gamification saine entre les collaborateurs et les entreprises qui s’investissent. Pour l’instant, nous sommes présents dans 43 pays au total. Notre solution s’adresse autant aux PME qu’aux grandes multinationales.

 

Comment avez-vous eu l’idée de sa création ?

Les cofondateurs sont des entrepreneurs sociaux qui ont vu une opportunité dans la création de liens solidaires. Le premier souhait a été de répondre aux besoins d’associations locales avec des compétences pertinentes qui permettent le plus d’impact possible à travers le mécénat de compétence. Le second, de répondre à des besoins en entreprise pour répondre à un réel besoin de quête sens au travail. Le troisième souhait était de créer un pont entre ces deux mondes, qui soit personnel, transparent et durable.

C’est ainsi qu’est venue l’idée de pouvoir créer un pont entre les personnes et les associations afin que chacun puisse apporter ses compétences là où elles sont nécessaires et peuvent être le plus efficaces. En concevant une plateforme avec une communauté d’ONG d’un côté et d’entreprises de l’autre pour faciliter le développement de synergies entre elles.

 

Comment votre produit est-il bénéfique pour votre cible ?

Pour les ONG, il y a un énorme avantage, car elles peuvent trouver des ressources en dons ou en bénévoles gratuitement. Par exemple, L’ASL (Association pour la Sauvegarde du Léman) reçoit la visite de groupes d’entreprises qui vont les aider à nettoyer le lac ou à arracher les Renouées du Japon. Ces plantes envahissantes touchent tous les lacs de Suisse et empêchent toute autre espèce de se développer. Comme c’est une opération qui demande énormément de mains d’œuvre pour bien faire les choses, avoir des bras en plus est un vrai atout pour l’association.

Nous avons également l’association Différences Solidaires qui propose des randonnées en joëlette pour des personnes handicapées. Cette chaise à porteurs monoroue permet aux personnes à mobilité réduite de partir à la découverte des sentiers de montagne. Les entreprises partenaires viennent à 3 pour chaque joëlette : une pour s’occuper du bien-être de la personne handicapée et deux pour pousser le siège. C’est pourquoi une randonnée nécessite tout de suite pas mal de monde et grâce à la plateforme, l’association peut trouver et communiquer facilement pour avoir le soutien de bénévoles motivés gratuitement.

Pour l’entreprise c’est l’occasion de favoriser l’esprit d’équipe tout en donnant plus de sens, d’organiser un team building original qui transmet des valeurs. Plutôt que de faire un bowling, les collaborateurs vont œuvrer pour le bien de la communauté tout en apprenant à travailler ensemble et à développer d’autres compétences. Alaya propose une solution qui permet aux sociétés de démocratiser l’engagement social et de renforcer la marque employeur tout en simplifiant la mise en place de ce genre de projets. L’entreprise découvre via la plateforme les opportunités, un membre de celle-ci constitue un groupe en invitant ses collègues, puis l’ONG est contactée. Au fur et à mesure, les salariés rentrent les heures effectuées et cela permet de savoir combien d’heures de bénévolat ont été réalisées par chacun.

Afin que cela soit entièrement gratuit pour les ONG, nous avons créé un forfait pour les sociétés en fonction de leur taille. La plupart des entreprises ont des budgets de développement des compétences ou de team building qu’elles peuvent ainsi consacrer à une bonne cause en ayant les mêmes retombées que sur un événement classique tout en faisant partie d’un mouvement solidaire et local.

Le numérique nous permet d’ouvrir toutes ses voies de coopération.

 

Comment les entreprises suisses ont-elles accueilli vos services ?

Elles accueillent Alaya avec beaucoup d’enthousiasme. Il y a plusieurs années, c’était beaucoup plus difficile. Si cela fait partie de la culture anglophone, c’était moins le cas du côté francophone et germanophone. Mais cela se développe et notre rôle est vraiment d’accompagner les entreprises pour pouvoir l’implanter facilement auprès de leurs collaborateurs. Notre modèle est d’apporter le volontariat à portée de clic. C’est-à-dire donner l’occasion de « faire le bien facilement ». Les utilisateurs de la plateforme peuvent simplement trouver une association en fonction de leurs causes, de leurs valeurs, de leur situation géographique ou encore de leurs compétences.

Il y a une réelle volonté des entreprises de générer un impact positif au sein de leur organisation.

 

Comment voyez-vous votre croissance dans les 5 prochaines années ?

L’engagement solidaire est un secteur en pleine croissance. Le secteur du “social impact” est en plein boom et ce grâce une évolution dynamique des changements de mentalités de notre société. Notre start-up double de taille chaque année depuis sa création et nous espérons pouvoir garder ce rythme sur les 3 prochaines années. Notre objectif final est de rendre ce pont solidaire le plus efficace possible afin de répondre aux besoins de plus en plus grands de tous nos partenaires associatifs dans le monde mais aussi d’offrir des expériences humaines enrichissantes à nos entreprises partenaires et à leurs collaborateurs. Quant aux chiffres, nous franchirons la barre des 100'000 utilisateurs en 2020 et espérons créer un réel mouvement européen et global dans les années à venir.

Par exemple, une entreprise fait un don d’ordinateurs, une association va les formater, puis une ONG qui fait de la réinsertion pour les jeunes va les utiliser. Pour l’instant, nous mettons en place ce genre de synergies nous-mêmes. C’est pourquoi nous souhaitons développer des fonctionnalités sur la plateforme pour que les ONG créent des coopérations entre elles, tel un grand réseau social pour faire le bien.

 

Créez-vous des synergies avec d’autres entreprises genevoises ?

Oui, bien sûr, c’est vraiment sur la synergie que repose notre concept. Nous sommes un lien et nous essayons d’ajouter un maximum d’humain et d’âme de chaque côté de la plateforme. La région de Genève et la Romandie en générale sont les racines d’Alaya.

Nous aidons et nous accompagnons les entreprises sur leur stratégie, à construire leur programme d’engagement solidaire, à trouver les bons partenaires à qui allouer leurs dons ou avec qui échanger.