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Interview Fintech : Smartlink, le paiement mobile innovant
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Interview Fintech : Smartlink, le paiement mobile innovant

Au cours des dernières années, la technologie a révolutionné les méthodes de paiement. Si la Suisse a pris son temps pour mettre en place le paiement mobile, en Afrique, sortir son portable pour effectuer une transaction est monnaie courante. Et dans les pays scandinaves, on se prépare depuis un moment déjà à un avenir sans espèces.

Smartlink est une startup Fintech innovante fondée en 2013 pour fournir des solutions de paiement mobile. En veille constante sur les nouvelles technologies, l’entreprise genevoise propose : des services de gestion de programmation de A à Z aux clients qui souhaitent lancer un nouveau produit ou créer un sous-programme pour une marque existante, ainsi que des solutions en marque blanche telles que SmartPay et SmartID, solutions de paiement et d’identification biométrique.

Les paiements électroniques devraient représenter près de 726 milliards de transactions dans le monde en 2020, un chiffre en forte progression porté en premier lieu par les pays émergents, d'après l'étude réalisée en 2017 par le cabinet Capgemini et le groupe bancaire BNP Paribas.

C’est sur ces enjeux que Smartlink travaille en tant que partenaire technologique au côté de Samsung et d’Ingenico sur le projet CCP (Companion Contactless Plateform). Aujourd’hui, la plupart des paiements sans contact sont liés à d’autres comptes et il faut entrer vos données de carte bancaire pour que cela fonctionne. L’idée est donc de changer cela en permettant de payer n’importe quoi avec un dispositif portable (téléphone, bracelets, porte-clés, bijoux …). Le système combine également des bons, cartes de voyage ou programmes de fidélisations et a pour principal objectif d’arriver à une société sans numéraire, où la fraude est plus compliquée.

ccp project

Après une belle promotion au Mobile World Congress 2017, il y a un an, sous l’initiative de Samsung, celle-ci a repris au MWC 2018 en février dernier. Plus qu’une nouvelle technologie, le projet revendique « l’argent digital pour tous » et souligne l’importance dans le succès du projet d’atteindre tous les niveaux sociaux, riches, pauvres, jeunes, vieux et non bancarisés.

Nous avons interviewé Sébastien Piolat, cofondateur et Head of Business Development de Smartlink, spécialiste du paiement dématérialisé, pour en savoir plus sur la startup.

 

Pouvez-vous nous présenter Smartlink en quelques mots svp ? 

Smartlink est une Fintech qui développe des solutions de paiement en marque blanche telles que des applications mobiles pour les banques ou des plateformes de paiements.

 

Comment en êtes-vous venu à la création de Smartlink ?

Nous avons lancé notre startup en 2013, à l’époque, le paiement mobile commençait à peine. C’est une opportunité que nous avons perçue à fort potentiel, ce qui a été confirmé durant les dernières années.

 

Quelles sont les différentes manières dont Smartlink est bénéfique pour les clients ?

Smartlink développe ses solutions avec des partenaires exclusifs, tels que Samsung Semiconductor. Il s’agit de développements s’appuyant notamment sur les toutes dernières technologies en matière de sécurité, que nos clients (même les banques) ne peuvent développer en interne.

Notre équipe amène également ses capacités de conseil : nous participons régulièrement aux évènements clés de l’industrie, qui nous permettent d’anticiper sur les innovations à venir, sur les modes de consommations qui évoluent, et d’une manière générale d’apporter un regard neuf sur les nouveaux produits.

 

Comment Smartlink a-t-il était accueilli en Suisse ?

Les débuts ont été poussifs : les acteurs majeurs, notamment, ne faisaient pas forcément confiance à des nouveaux entrants de petite taille telle que Smartlink à l’époque. Depuis, la perception des Fintech a évolué dans le bon sens. Smartlink a également fait ses preuves sur d’autres marchés, ce qui lui a permis de développer ensuite son activité commerciale en Suisse.

 

Comment voyez-vous la croissance de votre entreprise dans les 5 prochaines années ?

Depuis 2017, nous avons reçu de nombreuses opportunités venant des marchés émergents partout dans le monde, d’Afrique principalement, middle-east, Asie, et même d’Amérique du Sud. Ces marchés ont un potentiel exceptionnel, et nous souhaitons nous développer à l’international, à raison d’une nouvelle région par an, à commencer par l’Afrique dès 2018.

Notre partenaire principal est Samsung Semiconductor avec qui nous travaillons sur de nouveaux modes de paiement de type « digital cash » et sous la bannière du « financial inclusion ».

Ingenico, leader mondial des terminaux de paiement, est également un partenaire qui nous accompagne efficacement.  

Nous avons également de bonnes synergies avec Mastercard avec qui nous avons travaillé très régulièrement au cours des dernières années, notamment sur MasterPass. 

 

D’après vous, la Suisse est elle un terrain fertile pour la Fintech ?

Pour les Fintechs qui se développent sur le plan national, oui, le terrain est plutôt fertile via de nombreuses associations notamment, mais également via un régulateur (pour notre industrie) qui leur donne plus de possibilités, c’est en soi une reconnaissance forte.

Si ces Fintech veulent s’exporter à l’international, je pense qu’il y a des progrès à faire pour leur promotion, car nous sommes apriori assez loin de ce que fait la France par exemple.

 


 

Définition :

Que signifie « financial inclusion » ou l’inclusion financière ?

On estime que la moitié de la population adulte mondiale totale, soit 2 milliards d’adultes en âge de travailler, n’a pas de compte dans une institution financière formelle. L’inclusion financière vise à rendre accessible pour tous les ménages et entreprises, sans discrimination, les services financiers appropriés dont ils ont besoin. Il a été démontré que c’est un facteur clé pour réduire la pauvreté et stimuler la prospérité. 

 

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